AFRIMA 2017: 15 Artistes camerounais nominés pour cette édition

Jamais le Cameroun n’a été aussi bien représenté aux Afrima. Si on a eu droit à 7 artistes nominés pour l’édition de 2016, cette année le nombre a doublé. Force est de constater qu’il est de 15 artistes. En attendant le verdict final qui aura lieu à Johannesburg (Afrique du Sud), le 12 Novembre 2017, voici la liste des nominés :

  • Best Female Artiste in Central Africa: Daphne, Ewube, Merveille, Mimie, Montess et Reniss
  • Best Male Artiste in Central Africa: Jovi et Locko
  • Best Male Artiste in Inspirational: Prosper Menko
  • Most Promising Artist in Africa: Beatballer, Blaise B, Rythmz
  • Best African Collaboration: Locko – supporter ft Mr. Leo
  • Best Artist or Group in African Electro: Naomi Achu
  • Best Artist or Group in African RnB & Soul: Mimie
  • Best Artist in African Pop: Daphne, Locko, Mimie
  • Best Artist or Group in African Traditional: Reniss
  • Songwriter of the Year: Salatiel, Daphne, Mr. Leo (Calee, Daphne)
  • Revelation of the Year: Mr. Leo
  • Producer of the Year: Salatiel (Calée, Daphne)

Source auletch.com

Marlyz : « Il faut y croire, être passionnée et travailler »

Vainqueur de Mützig star 2016, elle présente ses ambitions et son premier album baptisé Fleur d’Amour.

Faut-il nécessairement boire la Mützig pour espérer remporter Mützig Star ?
Non, il faut surtout y croire, être passionnée et travailler. Car, pour avoir participé à ce concours en 2016, j’ai vécu une aventure palpitante. Et je peux vous assurer que la Société anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc) déploie une logistique impressionnante. Ceci depuis bientôt 27 ans. C’est d’ailleurs pourquoi selon moi, Mützig star est le seul concours de la chanson crédible au Cameroun. La preuve, il a révélé de nombreux talents de la musique camerounaise comme : Longuè Longuè, Belka Tobis, Prince Afo Akom, Charlotte Dipanda, Benji Matéké, Dynastie le tigre, Valdez Mbang et moi-même. De la phase des inscriptions en passant par les a capelas, puis, par les présélections des candidats par région, nous avons fait du chemin. En m’inscrivant, je m’étais fixée deux objectifs : être retenue pour représenter la région du centre et aller le plus loin possible. J’avoue que ça n’a pas été facile. Mais, les quelques années passées dans les cabarets et les encouragements de mon mentor Victorien Essono m’ont permis de rester confiante.  Et le soir de la finale qui a eu lieu le 18 novembre 2016 au Castel hall de Douala, le jury a récompensé mes efforts.

Vous faites votre entrée sur le marché discographique avec le single « Baby show me ». Que voulez-vous qu’on vous montre au juste ?
C’est une stratégie que nous avons adoptée pour présenter mon premier album. Une promesse faite à mes fans par la Sabc le 18 novembre 2016. Celle de produire et promouvoir mon album. Baptisé Fleur d’amour, l’opus est disponible depuis le 2 août 2017. Il compte six titres. « Baby Show me », le titre phare a été retenu parce qu’il résume la thématique de mon album axée sur l’Amour. Dans cette chanson, j’interpelle les hommes. Je dévoile les plaintes des femmes en quête d’affection. J’invite donc mes fans à chercher à l’écouter ainsi que toutes les autres en visitant ma page Facebook (Marlyzofficiel). Ou en suivant mon actualité sur Youtube, Twitter et Instagram. Le disque sera également commercialisé dans toutes les grandes surfaces.

Comment comptez-vous capitaliser cette expérience Mützig Star pour vous assurer une grande et longue carrière ?
Je vais continuer à travailler. Ce projet a été possible grâce à l’apport inestimable de la société anonyme des Brasseries du Cameroun. Une caravane est prévue dans les dix régions. Je suis bien entourée. Mon équipe et moi-même y travaillons déjà. Les dates et lieux par région vous seront communiqués au moment opportun via ma page Facebook (Marlyzofficiel). Merci à la Sabc et à Christian Bitom, Chef du produit Mützig pour m’avoir permis de collaborer avec les meilleurs auteurs compositeurs urbains du moment. Merci à Roger Samnig, leader du groupe X-maleya, à Salatiel auteur-compositeur et patron du label Alpha better records, à Christophe Avom alias DJ christ pour leur disponibilité. Un merci particulier à mon mentor Victorien Essono, à ma mère, à Culture Ebène, à l’agence Well’Done, à vous mes fans et au Dieu tout puissant.

Source culturebene.com

Salatiel : « Alpha Better Records sera une major »

Arrivé à Douala pour soutenir Dynastie le Tigre, Salatiel a également repondu à nos questions.

Bonsoir Salatiel…
Bonsoir Culturebene, franchement vous ne savez pas le plaisir et l’honneur que vous me faites en me prêtant votre micro. Je suis là pour soutenir un frère et un artiste d’exception, Dynastie, c’est un devoir.

Alpha Better Records, rouleau compresseur et véritable machine à tubes… Qu’est-ce que ça fait d’en être le boss?
Bien évidemment on s’en félicite, ça fait toujours plaisir de travailler et de récolter les fruits. Mais c’est aussi et surtout un gros challenge car le meilleur reste à venir. Du coup pour moi c’est un défi, atteindre les sommets au-delà du Cameroun.

On se souvient d’un Salatiel  désespéré, après l’épopée DA THRILL… vous le confirmez?
(Il sourit) Oui oui, je m’en souviens très bien d’ailleurs;  en 2014 je m’étais dit que si quelque chose de concret n’arrive pas, alors j’arrêterais ma carrière, parce qu’à cette époque je voyageais beaucoup, je faisais la navette entre ici et l’Europe et je me lançais dans les affaires donc du coup l’idée de quitter le Cameroun pour me chercher ailleurs me hantait, puis les choses ont fini par changer, j’ai gagné le concours Mtn make the music, on a démarré la carrière de Mr Leo et c’était le commencement d’une nouvelle ère pour nous.

Et c’est en ce moment que vous décidez d’écrire une chanson pour la proposer à Stanley Enow, mais malheureusement ça n’a pas été comme vous l’espéreriez… Que s’est-il réellement passé?
Vous faites allusion à « Fap kolo » … En fait je compose beaucoup, comme vous avez pu le remarquer avec « Calée » de Daphné, « E go better » de Mr Leo, « Supporter » de Locko et Mr Leo, etc. Cependant je ne suis pas un artiste hiphop or ce titre était très hiphop et le nom qui m’est venu en tête  pour l’interpréter c’était celui de Stanley Enow qui venait d’ailleurs de cartonner avec HEIN PÈRE! Et c’était ma façon à moi d’apporter aussi mon coup de pouce et soutien à Stanley dans sa carrière, mais à ce moment là il n’était pas dans cette vision et il a pris sa route… Bref, j’ai donc décidé de m’inscrire dans la compétition MTN MAKE the MUSIC et c’est ce titre qui m’a fait la remporter.

Et aujourd’hui quelle est la nature de vos rapports?
Stanley et moi n’avons aucun problème; d’ailleurs en ce moment je suis en train de penser à travailler un titre pour lui. Vous savez, c’est pas un problème si un artiste refuse de prendre une chanson qu’on lui propose, c’est pour son bien et non le mien donc pourquoi avoir des problèmes?

Aujourd’hui d’aucuns se sont permis de te comparer à Don Jazzy et le Alpha Better au MAVINS… Qu’en pensez-vous ?
Alpha Better n’est pas Mavins, Salatiel n’est pas Don Jazzy, ni Bebi Philip. On fait certes les mêmes choses mais nous sommes très différents. Sinon j’espère un jour travailler avec eux pour faire rayonner encore plus la musique africaine dans le monde.
Vous savez mes ambitions sont grandes et elles ne se limitent pas aux artistes de Alpha Better Records, non, je travaille POUR LA MUSIQUE CAMEROUNAISE, donc je travaille également avec d’autres artistes. Il m’a fallu des années de travail pour ajouter une couleur à la musique camerounaise et ça se ressent aujourd’hui quand on l’écoute. Ce petit ingrédient qui consiste à joindre l’anglais au français et au francamglais, le tout dans un fond makossa et un mélange d’autres rythmes… Notre souhait est de transmettre cet héritage aux générations futures.

Revenons sur cette photo de vous et Mr Leo dans les locaux de Sony Côte d’Ivoire… Qu’est-ce qui se trame concrètement?
En fait des négociations sont en cours avec des majors donc pas seulement Sony Music; déjà la semaine dernière nous étions avec le boss de Universal Music. Alpha Better Records aujourd’hui est un véritable phénomène et on s’en est rendu compte lors de notre séjour à Abidjan. Il y a Sony Côte d’Ivoire et Sony France  qui nous ont contacté, étant informées qu’on était dans le pays pour le featuring Mr Leo et le groupe Revolution dont j’ai fait le beat. Bref on y était pour tourner le vidéogramme et signer les contrats de droits d’auteurs.Donc les deux SONY ont saisi l’occasion pour nous approcher et je leur ai dit : Tenez, que faites-vous en Côté d’Ivoire? Il y a le Cameroun, un véritable puits de talents inestimables. Alors ils sont arrivés au Cameroun, ils ont vu de leurs yeux et là il y a des choses en cours, il y a des artistes camerounais qui seront très bientôt signés en majors, et de l’autre côté Alpha Better est bien parti pour être une major aussi.

Quid de votre dernier single « La femme de ma galère »?
Le clip a été tourné en France… Voilà, seul culturebene le sait en exclu.

A quand l’ouverture des studios Alpha Better Records dans les autres villes du pays?
Toutes ces années j’ai pu former Blaise B et Big Joe car on pensait déjà à agrandir le label. En 2 ans Big Joe a fait des progrès et c’est d’ailleurs lui Qui a fait le beat de « Qu’est-ce qui n’a pas marché? »… Nous sommes en train de finir la construction du studio Pro à Buea mais soyez surs qu’en 2018 il y aura un studio Alpha Better Records à Yaoundé,  et les autres villes suivront après.

Comment joindre Alpha Better Records?
Déjà je vais préciser que chaque artiste du label a un manager à lui. Pour avoir Mr Leo on contacte le 677 95 74 71, pour avoir Salatiel il faut composer le 677 66 82 87, celui de Askia c’est  le 655 20 93 30 et pour Blaise B c’est 679 59 64 67. Mais pour contacter le label même, il faut passer par le manager de Salatiel.