Liu Eboko Francky : « Mützig Star m’a permis d’avoir plus confiance en moi »

Lauréat de l’édition 2011 de Mützig Star, il revient sur les grands moments de cette prestigieuse compétition de musique.

Pouvez-vous vous présenter ?

Moi, c’est Liu Eboko Francky, lauréat de Mützig Star 2011.

Comment avez-vous trouvé l’ambiance de Mützig Star 2011 ?

L’ambiance de Mützig Star 2011 était plutôt très cool. Toujours est-il qu’il y a toujours des petits hauts et bas, c’était là quand même.

Quels sont les meilleurs souvenirs que vous gardez de cette édition ?

Les souvenirs que je garde de cette édition, c’est le dynamisme qu’il y avait dans le groupe. De tous les groupes de Mützig Star que j’ai déjà vu, c’est celui qui avait le plus gros potentiel, je peux le dire.

Quels sont vos rapports avec les autres candidats avec lesquels vous étiez en compétition ?

Déjà Joël, lauréat de Yaoundé qui était deuxième, il est à Douala constamment. On s’appelle. Le vainqueur Roger, qui est un grand frère, un ami ; Bokilo, mon confrère de Douala, on est toujours ensemble. C’est vrai qu’avec les deux filles, la niaque n’est pas vraiment là. Fallonne est dans sa bulle, à l’Université de Yaoundé II. Emily est à Bafoussam, je pense et il y avait Aron et Petit Didi. Si non, on s’appelle de temps en temps, avec nos petites blagues qu’on avait à l’hôtel et tout ça, c’est toujours pareil.

Quelles étaient vos astuces pour supporter la pression, car quand on parle de compétition de musique, il y a forcément une pression à l’idée de savoir qu’on fera face à un public ?

Il faut le dire, il y avait vraiment de la pression dans l’air. Mais, moi, j’ai toujours eu à attaquer les défis avec une certaine confiance. Pas trop se mettre la pression, et ça coulait.

Après avoir été lauréat de Mützig Star est-ce que quelque chose a changé dans votre vie ?

Ce qui a beaucoup changé, c’est au niveau de la confiance. J’ai beaucoup plus pris confiance en moi. Tant dans la chanson, que dans mon instrument qui est le piano. Mützig Star pour moi, c’était la première fois, d’abord et je n’avais pas cette confiance là. Déjà, pour traverser ces étapes, aller de la demi-finale à la finale alors que la finale des régions n’était pas déjà facile. Nous étions près de 200 et sortir deuxième sur près de 200, et sortir premier en demi-finale nationale, devant tous ces grands frères-là que j’avais l’habitude de voir, vraiment, ça m’a donné une très grosse confiance en soi.

Maintenant quels sont vos rapports avec Mutzig ?

Avec Mützig, pour l’instant, il n’y a pas très grande chose. Juste que j’ai eu à faire comme ça un show de passage dans une campagne de promotion Mützig. Je faisais juste un flash, ils m’ont appelé, et comme c’étaient les retrouvailles, ils m’ont demandé de faire un truck.

Et maintenant, quelle est votre actualité, y a-t-il des concerts, un album, un clip en vue ?

Il y a plutôt une maquette qui est déjà en projet, c'est-à-dire, dans un support quoi. Vous savez, pour sortir un bon produit, on met du temps. Il ne faut pas se presser et sortir n’importe quoi. Il faut tout mettre en partition.

Est-ce que vous pouvez justement nous parler de cette maquette là ?

Cette maquette, c’est une maquette de trois titres, dont le titre phare est celui que j’ai chanté à Mützig Star. Le reste, ce sont vraiment les chansons qui promettent parce qu’Aladji Toure qui a été notre coach durant toute la tournée Mützig Star a eu un feedback de cette maquette là. Donc, quand il viendra au Cameroun, on aura le temps de travailler.

C’est quoi votre style de musique favori ?

Je suis vraiment très compliqué en matière de musique. J’ai un style de musique qui me dépasse en âge et en taille. Même mes camarades n’arrivent pas à suivre les styles de musique que j’ai dans mes MP3. J’aime un style un peu jazzé, mais vraiment, je reste dans le folklore du Cameroun. Et j’essaie de chercher, d’avoir des sonorités africaines, mais dans un rythme vraiment cadencé africain.

Avec quel artiste camerounais, aimeriez-vous faire un duo ?

Ils sont deux, mes artistes camerounais favoris. Charlotte Dipanda et Richard Bona.

Pourquoi ces deux musiciens ?

Ces deux-là, parce qu’ils font voir le Cameroun sous un autre angle. Parce qu’ils sont une source d’inspiration pour des jeunes talents. Ils ont tellement fait parler du Cameroun. Pour moi, ce sont des icônes.

Quels conseils et astuces, pouvez-vous donner aux potentiels candidats qui s’engageront pour Mützig Star cette année, qu’est-ce qu’il faut pour être vainqueur à cette compétition ?

En ce qui me concerne, je vais dire à tous ceux qui voudront bien être candidat à Mützig Star cette année, qu’ils travaillent vraiment. Qu’ils travaillent leurs textes, qu’ils travaillent leur présence scénique, qu’ils travaillent tout. Vraiment tout ce qui peut tirer à la scène. Qu’ils mettent vraiment un accent pointilleux sur ces aspects là, et le reste, ça viendra. En termes d’astuces, en fait, il n’y a que le travail.

Est-ce facile à votre avis de remporter cette compétition ?

Pour quelqu’un qui voit les choses comme moi. Moi, je prends les choses comme ça vient. Si ça vient avec une tonne de pression, je réduis ça à un kilogramme de pression. Il faut faire tout, il faut s’amuser. La musique, pour moi, ne demande pas d’être trop sérieux. On est d’abord là pour s’amuser. Alors, pour gagner une compétition comme Mützig Star, il faut être naturel. Et j’insiste beaucoup plus sur le travail, il faut travailler. Le vocal, mélodie, tout ce qui peut être magnifique dans la musique, ce sont ces aspects là.

En dehors de la musique, que faite-vous ?

En dehors de la musique, je suis élève en classe de Terminal A4 Espagnol 1 au Lycée Joss de Douala et de temps en temps, j’ai mes jours de répétition de musique. Maintenant, comme on est à quelques semaines des examens, ça secoue un peu trop.

Est-ce facile de concilier études et musique ?

Ce n’est vraiment pas évident. L’école n’aime pas le partage. La musique aussi n’aime pas le partage et vraiment, pour parvenir à faire les deux sans le moindre souci, il faut vraiment être discipliné. Vous savez que même dans la musique, on demande la discipline, autant que sur les bancs, on demande la discipline. Il faut savoir faire la part des choses.